L'ambition est là. La volonté est là. Mais les actes se font attendre.
Une vaste enquête menée par Ipsos auprès de 1800 ménages belges révèle que seuls 17 % des Belges ont l'intention de passer à un système de chauffage plus écologique au cours des cinq prochaines années. Ce chiffre est étonnamment bas, surtout au regard des objectifs climatiques actuellement à l'ordre du jour.
Qu'est-ce qui retient les gens ? Et s’il existait une solution bien plus proche de chez nous qu’on ne le pense ?
Il serait facile d'en conclure que les familles belges se soucient peu du climat. Mais ce n'est pas le cas. La volonté est bel et bien là, mais elle se heurte à un mur d’incertitude, de complexité et d’obstacles financiers.
Pas moins de 40 % des personnes interrogées indiquent que les frais d'installation les dissuadent de franchir le pas. Et ce, alors que 62 % d'entre elles sont motivées par l'idée de réduire leur facture d'énergie. Les gens veulent faire des économies et adopter un mode de vie plus respectueux de l'environnement, mais ils ne savent pas comment s'y prendre concrètement. Plus de la moitié (53 %) ne connaissent même pas les mesures de soutien offertes. Près de quatre Belges sur dix estiment que les objectifs de transition manquent de clarté, et en Wallonie, ce chiffre atteint 48 %.
Mathieu Baquet, Operations & Finance Director chez Antargaz, résume bien la situation : « Les ménages belges ne remettent pas en question la nécessité de la transition énergétique. Ce qui leur manque, c'est de savoir précisément comment mettre cela en pratique chez eux. »
Cette clarté fait défaut. Et tant qu’elle fait défaut, on attend.
Cette stagnation n'est pas seulement un problème climatique. C'est aussi un problème social.
Ceux qui en ont les moyens optent pour une pompe à chaleur ou font installer des panneaux solaires. Ceux qui n'en ont pas les moyens continuent de se chauffer au fioul ou au gaz naturel et voient leur facture grimper. La transition énergétique risque ainsi de devenir ce qu’elle n’aurait jamais dû être : un privilège réservé aux plus aisés.
14 % des ménages belges vivent dans un logement qui nécessite une rénovation en profondeur avant de pouvoir passer à un système de chauffage plus durable. Ces familles sont confrontées à un obstacle presque insurmontable. Pour elles, une pompe à chaleur n'est pas une option réaliste à l'heure actuelle.
Nous ne devons pas accepter cela comme une fatalité. Car il existe des solutions intermédiaires qui sont d’ores et déjà abordables et réalisables.
Le débat politique actuel s'articule en grande partie autour d'un seul scénario : l'électrification totale. Des pompes à chaleur, des chauffe-eau électriques, des panneaux solaires sur chaque toit. C'est une belle vision d'avenir, mais elle se heurte à une réalité toute simple : le réseau électrique n'est pas prêt, la capacité de production d'énergie renouvelable n'augmente pas assez vite, et pour une grande partie de la population, l'investissement est trop élevé.
Une stratégie de transition qui se concentre exclusivement sur l'objectif final perd des acteurs en cours de route. Et ces pertes se reflètent déjà dans les chiffres : seulement 17 % des personnes interrogées ont l'intention de passer à l'action d'ici cinq ans.
Nous avons besoin d'une approche plus nuancée, qui laisse la place à des étapes intermédiaires permettant dès aujourd'hui de réduire les émissions de CO2 sans que les familles aient à vider entièrement leur livret d'épargne.
Il existe une alternative dont on parle très peu dans le débat sur l'énergie, alors qu'elle pourrait faire une différence immédiate pour des centaines de milliers de familles belges. Cette alternative, c'est le propane.
Le propane est particulièrement intéressant pour ceux qui se chauffent encore aujourd’hui au fioul. Le passage d’une chaudière au fioul à une installation au propane ne nécessite pas de travaux de rénovation importants dans l’habitation. La technologie est similaire, l’installation est relativement simple et l’investissement reste raisonnable.
Et le résultat ? Par kilowattheure, le propane émet 15 % de CO2 en moins que le fioul. Cela peut sembler modeste, mais à l'échelle de l'ensemble des consommateurs de fioul en Belgique, cela représente une réduction considérable et immédiate des émissions. Ce n'est ni une théorie, ni une perspective d'avenir : c'est un gain concret dont vous pouvez profiter dès aujourd'hui.
De plus, le propane est une source d'énergie dont la stabilité n'est plus à prouver. Pour les foyers qui ne sont pas raccordés au réseau de gaz naturel, il constitue depuis des années une solution fiable. Découvrez comment fonctionne une citerne à gaz Antargaz et quelles sont les possibilités pour votre habitation.
Si vous souhaitez aller encore plus loin, vous pouvez vous tourner vers le biopropane. Le biopropane est un gaz renouvelable produit à partir de flux de déchets organiques, tels que les déchets de l'industrie agroalimentaire, les huiles végétales ou la biomasse. Il est chimiquement identique au propane fossile, ce qui signifie qu’il fonctionne sans aucune modification dans une installation au propane existante.
Et les gains sont impressionnants. Selon le procédé de production, le biopropane permet de réduire les émissions de CO2 jusqu'à 80 % par rapport au fioul. Cela ramène les émissions à un niveau comparable à celui de certaines formes d'électricité verte.
Pourtant, le biopropane est pratiquement inconnu du grand public. L’enquête Ipsos révèle que 75 % des Belges n’ont jamais entendu parler du biopropane. Mais lorsqu'on leur explique ce que c'est et comment cela fonctionne, près de la moitié d'entre eux s'y montrent immédiatement ouverts. C'est un potentiel énorme qui reste pour l'instant inexploité.
Découvrez-en davantage sur l'avenir du propane et du biopropane et découvrez comment Antargaz se prépare à un mix énergétique plus durable.
La transition énergétique ne doit pas nécessairement se faire d'un seul coup. Voici à quoi ressemble un parcours réaliste pour de nombreux foyers belges : passer aujourd'hui du fioul au propane, passer demain au biopropane lorsqu'il sera disponible, et évoluer à terme vers un chauffage entièrement électrique lorsque la technologie, le réseau et le budget le permettront.
Cela ne constitue en rien une trahison des objectifs climatiques. C’est du pragmatisme au service du climat.
En effet, une transition qui permet dès aujourd’hui de réduire les émissions de CO2 de 15 à 80 % vaut toujours mieux qu’une solution parfaite qui ne sera accessible au Belge moyen que dans dix ans. Consultez nos conseils pour économiser l’énergie et découvrez comment réduire votre consommation dès aujourd’hui, quel que soit votre système de chauffage.
Chez Antargaz, nous sommes convaincus qu’une transition énergétique réussie ne doit pas être réservée à une poignée de privilégiés. Elle doit être accessible à tous les foyers, dans toutes les régions, quel que soit leur budget.
Le propane et le biopropane ne constituent pas une fin en soi, mais une étape intermédiaire cruciale et trop peu reconnue. Ils offrent un moyen concret, abordable et immédiat de réduire les émissions de CO2, sans que les familles soient confrontées à un choix « tout ou rien ».
Apprenez-en davantage sur la vision d’Antargaz en matière d’énergie durable et découvrez comment nous contribuons à une transition accessible à tous.
Avez-vous des questions sur le propane ou le biopropane comme solution de chauffage pour votre habitation ? Consultez notre foire aux questions ou prenez contact avec Antargaz. Nous serons ravis de vous aider.